La réunion de la F3SCT le 16 octobre 2025 à Poitiers a été l’occasion d’aborder l’analyse des accidents de service survenus en 2024 à la Région.
A noter une tendance à la baisse du nombre d’accidents déclarés : - 16 % depuis 2023, -25% depuis 2019. Les agents les plus concernés sont ceux qui ont plus de 50 ans (52 %), l’accidentologie est sensiblement la même entre les femmes et les hommes.
La situation reste très contrastée entre les métiers techniques (essentiellement dans les lycées et Creps) et les métiers administratifs (au siège) : 46 accidents déclarés au siège et 425 dans les lycées et les creps. Ce sont les agents d’entretien des locaux qui sont les plus sujets aux accidents, largement devant les agents de restauration et les agents de maintenance. Au siège, le pôle Education/Citoyenneté et le pôle Ressources qui comportent le plus d’agents exerçant des fonctions techniques sont les plus concernés.
58 % des accidents entrainent un arrêt de travail. L’arrêt de travail post accident est de 45 jours en moyenne.
Les accidents sur les trajets domicile/travail sont beaucoup moins nombreux (81) mais génèrent des arrêts de travail dans les mêmes proportion et durée que les accidents de service.
Les accidents sont essentiellement causés par des chutes, la manutention d’objets ou l’utilisation de machines ou d’outils. Ils provoquent des lésions sur toutes les parties du corps.
En matière de prévention des accidents, la Région continue à mettre à disposition – en test - auprès des lycées des kits exosquelette, à former des animateurs de séquences d’échauffement musculaire en début de journée dans les lycées, à développer les formations à la prévention et à publier des « flash sécurité » sur les principaux risques. A noter la mise en place prochaine – attendue depuis des années – d’un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) dans les services du siège, qui sera suivi d’un plan d’action
Notre analyse.
Des résultats plutôt encourageants, mais qu’il va falloir consolider sur la durée et améliorer. Cela passe par le développement d’une culture de la prévention à tous les niveaux (agents, hiérarchie, direction des lycées,…) avec notamment le port des EPI par les agents, le respect des règles et protocoles de sécurité, mais aussi par une meilleure maintenance des matériels utilisés, leur remplacement rapide en cas de nécessité, le renforcement des moyens et des effectifs du service prévention, le remplacement des agents absents afin de ne pas accroître la pénibilité et dégrader les conditions de travail,…etc.
Vos représentant.es FSU continuent à se battre pour l’amélioration des conditions de travail.
Photo : La Maison de la Région à Poitiers.









